La première étape, mécanique, a été confiée à DEKA, la société fondée par Dean Kamen, connu pour avoir inventé le Segway.
A l’échéance 2007, il s’agit de produire un prototype opérationnel de bras et de main, capables d’être raccordés au système nerveux.
En 2009, par le biais d’un second contrat avec le Laboratoire de physique appliquée de l’Université John Hopkins, le but est d’avoir raffiné le contrôle neuronal du système au point de faire oublier la prothèse, et de présenter le dispositif aux autorités sanitaires pour en obtenir l’autorisation de mise sur le marché.
Le projet s’appuie sur un grand nombre de technologies développées dans plusieurs secteurs : de nouveaux matériaux résistants, légers, flexibles et bien acceptés par l’organisme ; des batteries légères, autonomes et rapides à recharger; des moteurs robustes et peu consommateurs; des dizaines de capteurs et de puces capables de capter les signaux neuronaux ou encore, de restituer une sensation de toucher, de mouvement, de volume…; et la capacité de connecter l’ensemble directement sur les bonnes terminaisons nerveuses, sans effets secondaires, ainsi que de comprendre les signaux qui en émanent.
En 2001, l’électricien Jesse Sullivan, amputé des deux bras à la suite d’un accident du travail, avait reçu deux prothèses produites par l’Institut de réhabilitation de Chicago, grâce auxquels il peut à nouveau effectuer la plupart des gestes du quotidien, même pêcher, tondre la pelouse ou étreindre ses petits-enfants.

Le programme de l’Institut porte clairement son nom : “le bras bionique“.
Résultat: alors que l’armée n’avait jusqu’ici rien de plus pressé que de se débarrasser de ses amputés en les renvoyant à la vie civile, elle développe des programmes destinés à favoriser leur retour, y compris sur le front…