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Robotique Informatique : L'avenir d'Internet est sérieusement mis en danger par les Etats Unis


L'avenir d'Internet est en GRAND DANGER.

Veuillez lire attentivement cet article du journal libération.Paralyser. Les Américains sont les maîtres de l'Internet depuis qu'ils l'ont inventé. «D'un point de vue politique et technologique, ils ont les clés du système, affirme un chercheur. Même s'ils n'ont jamais appuyé sur le bouton, Washington a la possibilité de bloquer le réseau et compte bien conserver ce contrôle total.» Les Etats-Unis ont le pouvoir de couper l'accès à tous les sites de la planète. Et de paralyser l'ensemble des connexions. Cette mainmise sur l'architecture du réseau des réseaux exaspère chaque jour un peu plus le reste de la planète, qui hausse le ton à l'approche du Deuxième Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui aura lieu à Tunis en novembre sous l'égide des Nations unies. Si les Américains ont assuré le bon fonctionnement du Net et favorisé le développement d'une Toile totalement ouverte où chacun peut créer un site en toute liberté, leur position dominante est de plus en plus contestée. «Il n'est plus acceptable qu'une seule nation décide pour toutes les autres, dans un monde qui se numérise à toute vitesse», dit un diplomate.

Des pays comme la Chine, le Brésil ou l'Iran réclament depuis longtemps une remise à plat de la gouvernance de l'Internet. Ils souhaitent que les Etats prennent le contrôle du réseau. «De nombreux pays veulent que les décisions se prennent à l'ONU, au sein d'une agence spécialisée, résume un observateur. Le risque, c'est qu'une résolution allant à l'encontre des intérêts commerciaux ou du principe de fonctionnement démocratique du Net soit votée. Des pays comme la Chine pourraient conforter leur censure du Web.»

Intérêt national. Pour les Américains, ce risque est inacceptable. «Aucun organisme international, qu'il émane ou non de l'ONU, ne doit contrôler l'Internet, a déclaré David Gross, délégué du département d'Etat. [...] Ce n'est pas une question négociable, c'est une question d'intérêt national.» Pour lui, la régulation du Net doit rester entre les mains du «privé». C'est-à-dire de l'Icann... Mais entre la position des Etats-Unis, le maintien du statu quo, et celle de pays émergents, qui rêvent de mettre la main sur le Net, il y a un espace, que les Européens viennent d'occuper.

Ils réclament eux aussi «un nouveau modèle de gouvernance» de l'Internet. Les Vingt-Cinq, jusqu'alors divisés, ont affiché leur position commune fin septembre, à Genève, lors d'un round de négociations avant Tunis. «Les Européens ne veulent plus que les Américains soient les seuls maîtres à bord, explique un proche de la délégation française. Mais le mode d'organisation à venir doit être discuté, c'est ouvert.» Depuis, tout se joue à couteaux tirés dans les coulisses de la diplomatie internationale. Bruxelles réclame la mise en place «d'un nouveau forum des politiques publiques» liées à l'Internet. Formule volontairement floue pour ne pas trop froisser les Américains et ne pas apparaître comme suivant la ligne de dictatures comme la Chine ou l'Iran.

Publié par Romain Lafforgue -
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